La Porte de l’Europe

Posted on 24 août 2017

La Porte de l’Europe, ce sont deux tours de 114 mètres, au nord de Madrid, inclinées à 15 degrés l’une vers l’autre, construites sur la place de Castille. Ça penche beaucoup ! Elles sont récentes, puisque inaugurées en 1996, et semblent encadrer « l’obélisque » de l’architecte Santiago Calatrava.

Les tours sont l’oeuvre de deux architectes américains. L’obélisque -qui est en fait un monument destiné à commémorer le tricentenaire du Mont de Piété de Madrid (« Caja Madrid ») mesure 92 mètres de haut et est entièrement recouvert de bronze. La perspective avec les tours est trompeuse et exagère la taille de l’obélisque, qui est plus bas que les tours et ne fait qu’un peu plus de 2 mètres de diamètre. Et ce n’est pas un effet d’optique du à la photo, même sur place il semble plus imposant qu’il n’est en réalité.

Personnellement, je trouve qu’il ressemble à une gigantesque aiguille de seringue, monument à la gloire des infirmières sadiques.

Et tant qu’à être ironique, j’en profite pour signaler que sur ce voyage à Madrid, le Guide du Routard (pourtant l’édition 2017/2018) est pris en flagrant délit d’absence de mise à jour et d’invention pure est simple : non les tours KIO (autre nom des tours de la Porte de l’Europe) ne doivent pas leur nom à un architecte japonais, mais au Koweit Investments Office, leur promoteur ; Non le Palacio de Cristal n’a pas été construit en 1851 pour une exposition universelle, mais en 1887. Et ce ne sont que quelques exemples parmi de nombreuses « erreurs » de cette « nouvelle édition ».

Note pour plus tard : pour le prochain voyage, changer de fournisseur de guide.

Le musée Cerralbo

Posted on 23 août 2017

El Museo Cerralbo. A mon avis la visite la plus intéressante que nous ayons fait jusqu’à présent. Il s’agit de l’hôtel particulier construit entre 1883 et 1893 pour le 17ème Marquis de Cerralbo et de sa famille.

Le jardin

Le bâtiment est organisé autour d’un petit jardin et d’une cour centrale, sur 4 niveaux : un sous-sol semi enterré, un entresol, un premier étage et un étage de mansardes. Le sous-sol et les mansardes étaient réservées aux domestiques et aux pièces techniques (les cuisines notamment), l’entresol était l’étage d’habitation du marquis, et le premier étage était réservé à la réception des invités.

Museo Cerralbo - 05

La salle arabe, qui contient en fait pas mal d’objets asiatiques

Le principal intérêt du musée est qu’il est entièrement meublé et décoré, pour l’essentiel avec le mobilier ayant appartenu au marquis, qui passait pour être l’un des plus grands collectionneurs de son époque. Cela permet également d’apprécier le contraste entre les pièces de l’entresol, dévolues à la vie quotidienne et plutôt sobres et fonctionnelles (en particulier la chambre à coucher du marquis, carrément austère), et les pièces du premier étage, servant à la réception et destinées à éblouir le visiteur.

L’escalier d’honneur, la première vision qu’avaient les invités en arrivant

Ainsi, au premier étage, ce ne sont que tableaux de peintres réputés, photos dédicacées de Charles de Bourbon, armes et armures afin de rappeler le passé glorieux de la famille du marquis, dorures et vitrines exposant une multitude d’objets de collection. La salle d’armes est même organisée d’une manière similaire à une salle du trône, avec chaise haute et tentures.

Museo Cerralbo - 09

Le petit salon d’angle

Intéressant aussi de constater la survivance de coutumes liées à la royauté, telle la cérémonie de l’habillage du marquis, les nombreuses épées, dans une fin de 19ème siècle se modernisant à toute vitesse (l’immeuble est équipé d’un téléphone reliant la salle à manger aux cuisines, et d’une des toutes premières horloges électriques). L’énorme baignoire taillée dans un bloc de marbre est également impressionnante.

Un incontournable de Madrid. Et comme nous sommes arrivés tôt, nous avons pu faire la visite quasiment seuls dans le musée, c’était encore mieux !

 

 

Terrasses

Posted on 23 août 2017

Il y a beaucoup de points communs entre Madrid et Paris : larges avenues et petites rues, beaucoup de musées, immeubles aux façades décorées, de faible hauteur (quelques étages). Peu de bâtiments dépassent les 30 mètres de haut.

Sur le toit de l’immeuble à l’extrême droite : une vaste pergola. Sur le toit du magnifique immeuble blanc : un penthouse de verre entourée de terrasses

Et, peut être plus encore qu’à Paris du fait du climat, à Madrid, chaque coin de toit cache une terrasse, quand ce n’est pas carrément une piscine. Certaines sont spectaculairement aménagées, et deviennent visibles depuis la rue, telle celle-ci, qui est en plus parfaitement bien située dans la ville, entre la place de Santa Ana et Gran Via.

La salle d’armes et la visite du Palacio Real

Posted on 21 août 2017

Dans ce très vaste palais (le plus grand d’Europe juste après le Louvre), qui est toujours la résidence officielle du Roi d’Espagne (bien que dans les faits, il ne serve que lors des réceptions officielles), seules quelques pièces -les plus significatives- sont ouvertes à la visite.

En déambulant dans ces vastes espaces, meublés pour certains (« no fotografia, por favor »), on note un goût certain pour le mélange des couleurs. Que ce soit au niveau des sols en pierre, des encadrements de porte et des soubassements en marbre ou des murs, pas une salle qui ne mélange 4 ou 5 couleurs, pas toujours dans des goûts « modernes » (sols en losanges oranges et beiges, murs jaunes et marrons, portes vertes : c’est possible). Seules les salles à la décoration plus récente sont plus sobres.

A noter la salle des porcelaines, dont les murs et le plafond sont intégralement recouverts de… porcelaine ; La chambre de Charles III, ses murs et son plafond couverts de « chinoiseries » (absolument et totalement surchargé) ; La Chapelle Royale, de belles proportions et complètement intégrée au palais ; La salle de banquet et sa (très) longue table, capable d’accueillir une bonne cinquantaine de convives (et pourtant la table est loin d’occuper toute la longueur de la salle à manger) ; La salle des stradivarius, qui comme son nom l’indique contient 4 violons du 17ème siècle issus de l’atelier du célèbre luthier ; La salle de la couronne, qui contient la couronne et le sceptre royal ainsi qu’une très intéressante « table des sphinxs », d’origine française, en marqueterie de pierre. Et bien sur, la salle du trône.

Ça n’est indiqué nulle part, mais dans la petite antichambre ou attendent les invités avant de pénétrer dans la salle du trône, j’ai trouvé un peu étrange la présence de ce grand miroir occupant presque tout un mur. Je suis prêt à prendre le pari qu’il s’agit d’un miroir sans tain, c’est la seule raison qui peut justifier son positionnement bizarre.

Comme j’ai joué le jeu (moi -suivez mon regard…) et n’ai pris aucune photo à l’intérieur des salles, j’illustre cet article comme je peux !

Mais le plus intéressant, à mon avis, est la visite de l’armurerie royale, qui a elle seule justifie le voyage à Madrid si l’on s’intéresse aux armures médiévales.

Il s’agit de la collection d’armures et d’armes personnelles des rois d’Espagne, et c’est très, très impressionnant. Déjà, il y en a beaucoup, et la quasi totalité sont dans un état impeccable malgré les siècles. Les armes et armures de guerre sont clairement d’une qualité irréprochable. A la minutie avec laquelle sont assemblées les pièces d’armure (des gantelets notamment), on se rend compte que c’était ce qui se faisait de mieux à l’époque (et que Charles Quint aimait les armures).

Plus impressionnantes encore sont les armures d’apparat. Décorées avec une finesse incroyable, certaines valaient une fortune. L’une des plus travaillées à coûté 3000 ducats d’or, soit 3 fois le prix normal d’une armure de grande qualité, d’après les indications. Dommage que l’on ne sache pas à quoi correspond une telle somme. J’ai effectué de rapides recherches : il semble que le ducat d’or espagnol pesait environ 3 grammes et demi. Cette armure d’apparat à donc coûté plus de 10 kilos d’or !

Enfin, l’armurerie présente également plusieurs « bardes », c’est à dire les armures dont étaient équipés les chevaux de combat. Ces armures sont présentées en situation, sur des mannequins de chevaux, avec cavalier également en armure. On imagine sans peine ce que devaient éprouvé les fantassins lorsqu’une ligne de chevaux transformés en « tanks » et surmontés de chevaliers aux armures rutilantes s’élançait dans leur direction.

Dommage qu’il ne soit pas autorisé de prendre des photos (et le personnel du Palais Royal veille au grain), l’armurerie royale est vraiment une visite incontournable. J’aurais bien passé la journée entière dans ces salles à lire les détails et l’histoire des armes et armures.

 

Palacio Real (le Palais Royal)

Posted on 21 août 2017

Visite incontournable : le Palais Royal. Bonne surprise, il y a relativement peu de monde, probablement parce que nous sommes arrivés plus tôt que la majorité des touristes. Ou alors parce que le palais est très vaste.

Depuis la cour d’entrée, le palais semble moins massif et plus élégant que depuis l’extérieur. C’est aussi l’un des rares points de vue sur la façade de la cathédrale de la Almudena.