Burghausen

Posted on 12 février 2017

Un beau dimanche en Bavière, et tout le monde a survécu au salon « Munchen Finest Spirits » de la veille malgré les dégustations de Caol Ila 36 ans et autres Octomore -le whisky le plus tourbé au monde parait-il. Il fait très frais mais très beau, une journée parfaite pour aller faire un tour à Burghausen.

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La petite ville, située à la frontière autrichienne, s’enorgueillit de posséder le « plus long château du monde ». Effectivement, le château est situé sur une crête rocheuse, longue et très étroite, qui domine d’un côté la rivière Salzach et de l’autre, le lac Wörhsee.

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Tout l’éperon rocheux est ceint de hautes murailles, et avant d’arriver à la forteresse proprement dite, il faut franchir cinq cours intérieures successives, toutes fortifiées et ne disposant que d’une unique porte de communication avec la suivante (et bien sur, chaque porte comporte son lot de mâchicoulis et de meurtrières, sans compter que l’imposante forteresse est cernée de douves. Bonne chance aux assaillants !)

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Une position stratégique qui n’a pas échappée à nos ancêtres (enfin, aux ancêtres de nos voisins allemands), puisque le site est peuplé depuis l’âge du bronze et que les premières fortifications sont attestées dès le 11ème siècle, si j’ai bien retenu les quelques planches explicatives.

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Le château ne se visite qu’à partir de mars, mais la simple promenade le long des 1100 mètres de cours et de fortifications justifie le déplacement. Il faudra revenir en été. Par contre, si le château de Burghausen est incontestablement le « plus long » d’Allemagne, dixit Wikipédia, j’ai un doute quant au fait qu’il soit le plus long « du monde », ainsi qu’écrit partout dans la ville.

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What next ?

Posted on 26 octobre 2016

J’écris le dernier article du voyage de retour à Paris, après 13h20 de vol, pour conclure un trop court séjour. Il parait que 3 ou 4 jours suffisent à faire le tour complet de Singapour : rien n’est plus erroné ! En 10 jours, je suis loin d’avoir tout visité. Je n’ai vu qu’un seul musée, et n’ai exploré ni Palau Ubin, ni Fort Canning, ni MacRitchie.

Botanic Gardens : il vaut mieux ne pas s'appuyer sur certains arbres

Botanic Gardens : il vaut mieux ne pas s’appuyer au tronc de certains arbres

Je n’ai jamais aussi bien mangé, ni autant appris en prenant le taxi. Contrairement à Paris, il semble qu’à Singapour, les chauffeurs de taxi ne peuvent pas s’empêcher de discuter avec leurs clients. Lorsque cela transforme la course en jeu culturel sur les monuments croisés en chemin, tant mieux !

Buddha Tooth Relic Temple : le temple abrite dans un reliquaire en or l'une des dents de Bouddha

Buddha Tooth Relic Temple : le temple abrite dans un reliquaire en or l’une des dents de Bouddha

Visiblement, les Singapouriens sont très fiers de leur pays et du chemin parcouru en 50 ans. Ca se comprend aisément quand on voit à quel point la ville est moderne tout en restant agréable à vivre. Chaque bloc d’immeuble dispose de son propre food-court et de ses propres supermarchés, ce qui en fait un petit village autonome, et au lieu d’être concentrée autour d’un centre historique, la ville est très étendue, où que l’on soit, cela donne une sensation d’espace. Contrairement à Hong-Kong, où l’urbanisation se concentre sur une surface réduite, Singapour est une ville aérée et dotée de très nombreux espaces verts.

Clarke Quay

Clarke Quay

Une fois que l’on a accepté de transpirer beaucoup tant que l’on ne connait pas les accès climatisés permettant de traverser la ville, que beaucoup de jeunes chinois arborent des coiffures pour lesquelles un français assignerait son coiffeur en justice, et que l’on puisse croiser des jeunes femmes prénommées « Charlemagne », c’est certainement un endroit fantastique où vivre et sortir.

point-interrogation

Et maintenant, quelle destination pour le prochain voyage ?

Et pour terminer le séjour

Posted on 25 octobre 2016

Je quitte Jalan Besar un peu désappointé et retourne sur Orchard Road, pour explorer un peu les centres commerciaux. Il y en a des deux côtés de la route, sur 2 kilomètres de long, et chaque centre commercial abrite quelques dizaines, voir plus d’une centaine de boutiques. Même à Hong Kong, où les centres commerciaux ont des quais afin que les paquebots de croisière puissent y accoster, je ne suis pas sur d’avoir vu une telle concentration de magasins, et notamment de boutiques de luxe.

La fontaine tourbillon et son oculus qui déverse des trombes d'eau à intervalles réguliers, à Marina Bay Sands

La fontaine tourbillon et son oculus qui déverse des trombes d’eau à intervalles réguliers, à Marina Bay Sands

Du coup, on retrouve les mêmes marques d’un centre commercial à l’autre (ne râlons pas, ce sont des marques françaises pour l’essentiel).

Par contre, j’ignorais que la plupart des centres commerciaux sont connectés entre eux, du coup, on peut remonter une bonne partie d’Orchard Road bien à l’abri de la fraîcheur climatisée intérieure, plutôt que de transpirer sur les trottoirs ainsi que je l’ai fait il y a quelques jours en sortant des Jardins Botaniques.

Un food-court, point de ralliement de tous les habitants des condominiums alentours. Pas besoin de cuisine à Singapour, pour quelques dollars, on mange très bien

Un food-court, point de ralliement de tous les habitants des condominiums alentours. Pas besoin de cuisine à Singapour, pour quelques dollars, on mange très bien, et on s’épargne la vaisselle.

Enfin, pour terminer ce trop court séjour à Singapour, mes hôtes m’ont emmené dîner au food-court local, comme un vrai singapourien. Pas de chichi, c’est simple, frais et franchement pas mal du tout (les petites brochettes de poulet mariné sauce satay, encore un truc à ajouter à la liste), et en plus, le prix est dérisoire.

Jalan Besar

Posted on 25 octobre 2016

Dernière visite avant la fin du séjour, et je m’écarte un peu du centre pour aller visiter le quartier de Jalan Besar. Mauvaise surprise à l’arrivée, la totalité des magasins cités dans le guide comme valant la visite sont soit fermés, soit n’existent plus (heureusement que le guide est censé être remis à jour chaque année…).

Cependant, j’ai quand même pu voir les maisons Peranakan du quartier, typiques des années 20. Elles sont situées « route Pétain », et je pense qu’il s’agit bien du général, puisque la route d’à côté est la rue Foch, et que la rue Française n’est pas loin non plus.

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Beaucoup de déplacements pour pas grand chose, mais cela m’aura quand même permis de constater que dès que l’on s’éloigne du centre historique de Singapour, sans surprise, tout est moins riche et moins clinquant.