Arrivée à Carcassonne. Le départ du raid des Bogomiles est donné depuis la Porte de Narbonne, mais comme je me contente d’assurer la logistique, j’ai tout le temps, une fois les coureurs partis, de faire le tour de la cité médiévale avant l’arrivée des touristes.

C’est très sympa : les bars et restaurants ouvrent à peine, les ruelles sont presque désertes, il n’y a pas un bruit. Dommage que le temps ne soit pas de la partie. Il est 9 heures, et au lieu de la jolie lumière du matin, le ciel est uniformément gris.

Je prends néanmoins le temps d’explorer les rues intérieures et de faire le tour des lices, c’est à dire l’espace situé entre les 2 imposantes murailles qui ceinturent la cité. Si les bâtisseurs ont choisi de laisser une bonne vingtaine de mètres de largeur entre chacune des deux enceintes, c’est pour une raison très simple : si l’ennemi parvenait à franchir la première muraille, il arrivait dans un vaste espace découvert sur lequel les défenseurs disposaient de suffisamment de place pour faire charger leur cavalerie et écraser les envahisseurs.

Nous aurons le temps de revenir, et il fera probablement meilleur temps.