Alcala de Henares est une ville de 200.000 habitants, à une trentaine de kilomètres à l’est de Madrid. Y aller est l’occasion de vérifier que les bus madrilènes fonctionnent exactement comme les nôtres : le bus de 10h13 arrive devant la porte de départ de la gare routière pile à l’heure, mais choisi de ne pas s’arrêter. Le tableau d’affichage semble indiquer qu’il a été annulé. Tout le monde le regarde s’éloigner, vide, avec flegme.

Les bus suivants sont prévus respectivement à 10h20 et 10h50, c’est donc fort logiquement que le bus arrive à 10h35, et part sitôt les voyageurs présents montés à bord (alors que la gare routière constitue le point de départ de la ligne). Au retour pour retourner à Madrid, les horaires de passage étant 16h32 puis 16h47, le bus est naturellement passé à 16h40. Normal.

Les arrêts de bus sur la voie rapide (2 fois 3 voies) nous ont également surpris. Pas une habitation à des centaines de mètres à la ronde, comment des gens ont-ils pu arriver jusqu’à l’arrêt ? Sans compter que la voie de dégagement aménagée pour sécuriser ces arrêts de bus est très courte : à l’arrivée, c’est un bon coup de freinage assuré, et ensuite pour repartir, il n’y a que quelques mètres pour accélérer et s’insérer dans le flot de véhicules qui arrive à vive allure. Ça semble un chouia périlleux.

Et pour revenir à la ville, celle-ci présente plusieurs centres d’intérêt : son université, qui date de 1499 et est actuellement la plus grande de Madrid, et son centre ville historique, guère animé en cette période de vacances universitaires, comme on le voit sur la photo ci-dessus. De plus, Alcala de Henares est la ville natale de Cervantes, et sa maison est ouverte au public.