Sous un soleil de plomb, nous décidons d’emprunter le téléphérique afin de rejoindre le vaste parc de Casa de Campo, situé à l’ouest de Madrid et, si j’ai bonne mémoire, s’étendant sur 1200 hectares. Plongée dans les années 70…

Le téléphérique, mis en service en 1969, doit être le moins haut du monde, puisqu’il ne s’éloigne jamais de plus de 40 mètres du sol. A l’arrivée, mis à part le vaste parc a la végétation brûlée par le soleil et ses sentiers écrasés de chaleur, il n’y a rien. Rien, sauf un snack et un point de vue « imprenable » sur Madrid.

En premier lieu, la pancarte qui illustre le point de vue fait pitié. Aïe, premier indice. En plus, aujourd’hui, le voile atmosphérique est terrible, et tout ce qui est situé à plus de 100 mètres de distance est noyé dans une soupe jaunâtre et lumineuse. Les photos seront exécrables. En second lieu, le snack situé à l’arrivée du téléphérique est le seul dans un vaste périmètre et réussi l’exploit à la fois de présenter sur la carte des photos de la bouffe qui donnent envie d’appeler immédiatement le centre antipoison, et d’employer du personnel dont absolument tous les membres doivent être dépressifs, à voire la tête qu’ils font.

Bon, en fait, dans les alentours, il y a aussi un petit parc d’attraction, et le téléphérique est le moyen le plus simple pour s’y rendre depuis le centre ville. Si on aime les attractions. Les vieilles attractions.

teleferico de Madrid

Bref, après quelques photos ratées, nous décidons rapidement de reprendre le chemin inverse et de retourner vers le centre ville. Téléphérique de Madrid : sortie à éviter.