Le centre ville de Madrid est une succession de vastes places, reliées par un réseau de petites rues. Plaza de Santa Ana, plaza Mayor, plaza de la Puerta del Sol… on y passe nécessairement. D’autant plus qu’elles ne sont pas très éloignées les unes des autres. Je pensais devoir marcher davantage.

Au fronton d’un immeuble : la statue d’un ange victime d’un atterrissage loupé

Les rues sont très animées et touristiques (sauf entre midi et 15h), dans un mélange totalement chaotique de boutiques : un magasin spécialisé dans le jambon ibérique jouxte un bazar de souvenirs made in China, lequel côtoie une boutique spécialisée dans les objets religieux.

Ca doit avoir un autre nom, mais « style meringue » correspond bien à mon avis, tant pour la couleur que les ornementations

Pareil pour les immeubles : il y a toujours beaucoup d’immeubles remarquables, mais dans des styles totalement différents et sans la moindre unité. Le style « meringue » a visiblement été très en vogue à Madrid, avec ces immeubles qui ressemblent à des gâteaux couverts de chantilly, mais il y a aussi quelques bâtiments Art-Nouveau très intéressants.

Etrangement, les places ne sont pas vraiment mises en valeur, et c’est surtout vrai durant la nuit, alors que l’animation dans les nombreux restaurants est à son maximum : quasiment aucun éclairage pour mettre en valeur les bâtiments ou les statues.

Statue de Philippe III, sur la Plaza Mayor

Le centre ville, c’est aussi le marché de Saint Michel (« Mercado de San Miguel »), avec sa structure métallique, et ses innombrables stands. C’est un « food market » : on y vient pas pour faire ses courses, mais pour manger. Il y a uniquement des stands proposant des plats prêts à consommer, debout ou assis devant les hautes tables qui occupent le centre du marché. Fromages, jambons (évidemment !), tapas, pizza… Tout est soigneusement présenté (même les sandwichs semblent sortis des cuisines d’un traiteur de luxe), super appétissant, et pas excessivement cher.

Donc, c’est là que nous avons déjeuné (et que l’on repassera, c’est certain). Pour le dessert, j’avais noté dans le quartier l’adresse de « Mistura », pour les glaces bio, et de la chocolaterie San Gines, une institution pour le « chocolate con churros » (depuis 1894 proclame leur site internet). Finalement, nous avons essayé les deux (pas très raisonnable !)

Bilan : les glaces de Mistura sont excellentes. En ce qui concerne le chocolate con churros, on y reviendra probablement pas. La pâte à beignet que l’on trempe dans un verre de chocolat noir super épais, c’est très bon, mais qu’est-ce que c’est gras !