Le village

Le Cheylard, village de 3000 habitants, perdu au milieu des forêts ardéchoises, à l’extrémité Est du Massif Central. Et pourtant, c’est bien pour un déplacement professionnel que j’y ai passé deux jours (et je le reconnais, avant de devoir y aller, j’ignorais l’existence de ce village).

La remarque va sonner très parisienne, mais « perdu », c’est quand même bien le terme adéquat quand on constate que le centre urbain le plus proche est Valence, à 35 kilomètres à vol d’oiseau… qui deviennent 75 et une heure trente par la route, laquelle tournicote pas mal dès que l’on arrive dans les montagnes.

La ville ancienne est vraiment très intéressante : accrochée à flanc de colline et coincée dans une boucle de la Dorne, de hautes maisons en pierre dominent des ruelles particulièrement étroites et tortueuses. J’aurais peut être l’occasion d’y retourner en fin de projet, et, contrairement à ce déplacement ci, il faudra que j’emmène le matériel photo (l’iPhone ne s’en est pas trop mal tiré pour cette fois).

Le labyrinthe

Tout à l’air incroyablement ancien, et pour peu que certains bâtiments ne soient pas entretenus, il devient parfois difficile de distinguer où fini le rocher et où commence les constructions. Ne serait-ce l’éclairage électrique, on pourrait sans peine se croire revenu au Moyen-Age. Il y a un côté « décor de film » évident.

De plus, la vieille ville semble construite sans réel plan, par reconstructions successives, ajouts et démolitions. Ses ruelles sont souvent trop étroites pour les voitures et avec la pente de la colline, il y a de nombreux escaliers et impasses. L’illusion de se trouver dans un labyrinthe est parfaite !

Ulthar

Par contre, pour l’animation en soirée, on repassera. C’est bien simple, lorsque j’ai pris les photos qui illustrent cet article, vers 19h30, non seulement tout était fermé (cafés et restaurants compris), mais je n’ai croisé personne, à l’exception de nombreux chats.

Une ville très ancienne à l’aspect moyenâgeuse, bâtie à côté d’une rivière, des ruelles tortueuses dont les chats prennent possession à la nuit tombée : tout concorde, je ne suis plus en Ardèche mais bien dans les Contrées du Rêve, à Ulthar (en référence à l’excellente nouvelle de H.P. Lovecraft « Les Chats d’Ulthar« )