Changement radical pour terminer les visites de la journée, après une matinée passée au ras de l’eau : la Skytree Tower, dans le tout nouveau quartier construit à Asakusa, offre le point de vue le plus élevé sur Tokyo, à 450 mètres au-dessus du sol.

Skytree tower 01

Et bien entendu, la Skytree Tower est prévue pour résister aux séismes et aux tempêtes

C’est une construction très récente, je crois qu’elle n’avait pas même débutée lors de mon premier voyage en 2009. Il s’agit de la plus haute tour de télécommunications du monde, puisque son sommet culmine à un peu plus de 630 mètres. Cette fonction mise à part, la tour comporte deux observatoires, qui attirent pas mal de monde puisque j’ai du patienter environ 20 minutes avant de pouvoir accéder aux ascenseurs.

A titre personnel, je trouve que c’est raté. Peut être est-ce du à son architecture (les fenêtres sont en fait très grandes), ou au fait qu’aucun immeuble aux alentours de la Skytree n’est assez haut pour offrir un point de comparaison, mais je trouve que, tant que l’on est pas au pied de la tour, il est difficile de se faire une idée de sa taille et de se rendre compte qu’elle est très haute. Lorsque nous étions en bateau sur la Sumida et apercevions la Skytree Tower, si j’avais du deviner sa hauteur au jugé, je l’aurais mésestimer de moitié.

Skytree tower 03

Plus que la vue (David nous avait prévenu : il faut y aller pour les sensations, mais pas pour faire des photos, c’est trop haut, la pollution créé un voile, et cela donne exactement les mêmes photos qu’une vue aérienne), c’est d’ailleurs l’ascenseur qui m’a surpris. Parfaitement silencieux, il atteint le premier observatoire après 350 mètres d’ascension, en moins d’une minute, à la vitesse -affichée dans la cabine tout au long de la montée- de 10 mètres par seconde. Accélération et décélération sont très progressives, j’ai été étonné de constater que l’on ne ressent aucune gêne, et quasiment aucun mouvement.

La tour est aussi un modèle de business : le prix de l’entrée est prohibitif (plus de 2000 yens, soit au cours actuel environ 14 euros). Pour donner une comparaison, l’entrée d’un musée privé à Tokyo est généralement à peine supérieure à 1000 yens, et l’accès aux temples et jardins visités jusqu’à présent, lorsqu’il n’était pas gratuit, nous coûtait en moyenne 500 yens. Pour 2000 yens, l’ascenseur vous emmène au niveau 350. Pour accéder au second observatoire, 100 mètres plus haut, il faut encore débourser 1000 yens supplémentaires. Par ailleurs, les files d’attentes et l’accès aux ascenseurs sont organisés de telle manière qu’il est difficile de rebrousser chemin et encore plus compliqué d’évaluer le temps d’attente.

Skytree tower 02

Une visite que l’on se sent obligé de faire, mais dont au final on peut se dispenser. David avait raison : on a le sentiment de voir la ville depuis un avion (et il est étrange de se souvenir que l’on est bien dans une construction, tant le reste de la ville parait petit et lointain).

Quitte à prendre de la hauteur, la Tour Mori est bien plus intéressante, puisqu’elle est située en plein centre ville et permet, en plus de son observatoire panoramique, d’accéder à une exposition d’art contemporain.