Le petit restaurant spécialisé dans les brochettes que nous avions repéré en rentrant hier est fermé ce soir, et nous ne voulons pas retourner sur Pontocho-dori : nos premiers essais nous ont convaincu qu’à moins de connaître les bars et restaurants d’habitués, s’il en existe dans ce quartier touristique, nous risquons surtout de payer assez cher pour un repas de qualité médiocre.

Finalement, nous choisissions au hasard un restaurant dont la carte présente uniquement des plats japonais, mais a le mérite d’exister en anglais.

Cette fois, je teste les produits japonais. Je commence "soft"

Cette fois, je teste les produits japonais. Je commence « soft »

Le hasard n’aurait pu conduire à meilleur choix ! C’est minuscule, très typique, et nous dînons alignés au comptoir, avec un autre groupe de clients, japonais, qui nous saluent avec malice dans un français impeccable ! Le patron, qui parle un très bon anglais, prend le temps de nous expliquer tous les plats et de nous conseiller, et il s’avère que ce qu’il nous sert est excellent et tout à fait à mon goût, même les machins à la saveur étrange servis en amuse-bouche (je ne m’imaginais pas écrire ça un jour en voyage au Japon). Pendant le dîner, nous échangeons sur la ville et notre voyage, et il nous conseille quelques visites et quelques bons « spots » pour admirer les cerisiers en fleur. Après le repas, autour d’un thé, nous sommes restés deux heures à discuter et plaisanter avec lui et son commis (je vous raconterai quelle est la signification de mon nom lorsqu’on traduit le sens des kanjis nécessaires à son écriture), à regarder des photos et à se marrer.

Nous n’aurions pu imaginer meilleure soirée.