La toute première visite n’est pas pour un temple ancien, mais pour le récent musée international du manga. Choix logique : il pleut, l’après-midi est bien entamée lorsque nous arrivons à Kyoto, et le musée est juste à côté de l’hôtel.

Personnellement, je ne suis pas fan de manga, mais il faut reconnaître que le musée est extrêmement bien fait et offre tout ce qu’il faut pour ravir les geeks : des pièces entières sont couvertes de rayonnages du sol au plafond, lesquels contiennent  une quantité incroyable de mangas que l’on peut lire sur place (littéralement, des centaines de milliers, dans diverses langues et dont certains ont plus de 50 ans). Par contre, comme assez souvent au Japon : photos interdites.

De nombreuses animations sont également organisées autour du manga, en particulier pour les enfants (pendant que leurs parents sont dans les étages en train de lire ?), et le manga est également abordé sous l’aspect professionnel : les codes du genre, ce que représente l’industrie du manga au Japon, les revenus que l’auteur peut espérer en tirer, les techniques de dessin… le tout illustré très simplement.

Une partie non négligeable du musée est consacrée aux influences étrangères, et les français se taillent la part du lion, avec une exposition temporaire consacrée aux auteurs de BD européens. Pour info, les deux auteurs français qui illustrent, exemples à l’appui, la section consacrée à notre pays sont Jean Giraud / Moëbius (sans surprise, vu ses collaborations avec des auteurs japonais) et Boucq (Jérôme Moucherot serait-il célèbre au pays du soleil levant ?). Et D’ailleurs, les assez nombreux visiteurs « non japonais » du musée parlaient tous la même langue : le français.

Pour commencer la soirée, nous rejoignons ensuite Pontocho-dori, une rue piétonne toute étroite (le guide dit « à peine deux mètres », mais c’est exagéré : elle fait bien 2m50 de large), d’un demi-kilomètre de long, coincée entre le canal et la rivière qui traversent Kyoto.

Pontocho-dori 03

Pontocho-dori est encore assez similaire du Kyoto ancien : de petites maisons de bois, à 1 ou 2 étages, abritant une multitude de restaurants dont la plupart servent des plats typiques. Et effectivement, trouver un menu en anglais n’est pas des plus facile. Pour cette première soirée à Kyoto, nous avons triché : on a déniché dans la rue un restaurant tenu par un chef japonais qui parle un très bon français et offre une cuisine « fusion » d’influences françaises et japonaises. Bref, j’ai mangé du poulet.

Pontocho-dori 02