Au nord de Terre-de-Haut, le fort Napoléon n’est ouvert que de 9h à midi trente. Résultat : tous les touristes y vont sitôt descendus du bateau. Heureusement, nous sommes arrivés par le premier départ du matin, et nous prenons tous les groupes de vitesse en repoussant à plus tard la visite du bourg, afin d’aller visiter le fort à peine posé le pied sur la terre ferme.

Le fort NapoleonLe fort n’est pas très ancien : sa construction date du milieu du 19ème siècle. Sa fonction était de protéger l’île d’une attaque anglaise, mais il n’a jamais servi ce but. En fait, son seul usage a été de servir de prison (en particulier pour les opposants au régime de Vichy). Désormais, le fort accueille un musée d’histoire des Saintes, qui présente des maquettes de bateaux, des histoires locales (notamment celle du chevalier de Fréminville, noble, savant, capitaine de vaisseau, écrivant des traités d’archéologie ou des manuels sur les serpents, et qui fini, semble t’il, totalement timbré et travesti, après le suicide de sa jeune maîtresse créole, qui le croyant disparu se jeta du haut de l’un des promontoires de l’île).

La bataille des Saintes est également abondamment illustrée et expliquée (encore une bataille navale entre français et anglais, qui a tourné à notre désavantage de manière assez significative).

D’autres salles du fort détaillent la faune et la flore locale, et ressemblent parfois un peu à un musée du bric-à-brac…

Dans les jardins du fort NapoleonLa visite vaut au moins autant pour les jardins du fort : il n’y a pas de source d’eau aux Saintes, aussi l’île est-elle très aride. La végétation est assez rare et compte pas mal de cactus, parmi lesquels se promènent, parait-il, des iguanes. Peut être faisait-il déjà trop chaud : les iguanes sont l’une des attractions du fort Napoléon, mais nous n’en avons pas vu un seul.

Dominant la baie, le fort offre certainement le meilleur panorama sur Terre-de-Haut. D’ailleurs, les photos qui illustrent l’article précédent ont été prises depuis ses jardins.