La Pointe des Châteaux constitue l’extrémité est de Grande-Terre, une avancée rocheuse de 10 kilomètres dans l’océan Atlantique, qui se termine par un promontoire sur lequel d’énormes rouleaux viennent se fracasser.

Vue d'ensemble sur la pointeLes vagues, le jour de ma visite, font dans les 5 à 6 mètres, et se précipitent sur les falaises et les rochers avec une violence incroyable. Le spectacle est très impressionnant et très bruyant, pourtant la mer ne semble pas particulièrement houleuse. Lors des tempêtes, le spectacle doit être terrible !

Au sommet du promontoire après une rapide ascension (le soleil tape vraiment très fort), au pied de la croix, la vue est imprenable sur les falaises, sur l’île de La Désirade et sur les masses d’eaux qui arrivent directement du large. Mis à part moi, au sommet, il n’y a qu’un jeune couple de guadeloupéens, qui fixe un point en direction du sud, totalement indifférent aux vagues. Etrange. Je comprends, au bout de plusieurs minutes, lorsqu’à leurs exclamations je tourne la tête dans la même direction qu’eux, juste à temps pour apercevoir au loin un monumental remous dans l’océan. Comme je ne suis pas bien certain de ce que j’aperçois, je les questionne : il s’agit bien de baleines. Pendant une ou deux minutes encore, il est facile de distinguer leur dos lorsqu’elles remontent à la surface, puis elles s’éloignent et nous quittons le promontoire.

Les falaisesIls ont fait de la route, gravi les rochers, ont attendus plus de 20 minutes en plein soleil, aperçu les baleines à peine 2 petites minutes puis sont repartis. Je crois que je suis réconcilié avec les habitants de cette île.