Année du Dragon oblige, Macao a trouvé indispensable de poser partout dans la ville de gros diaporamas gonflables -et gonflants- célébrant le nouvel an chinois. Cela plait visiblement beaucoup, mais ça gâche un peu les photos. Et puis, c’est assez étrange d’avoir un dragon en plastique de 3 mères de haut à côté d’une église catholique.

Malgré les dragons gonflables et les milliers d’autres touristes, nous avons pu réaliser quelques visites intéressantes.

Le temple de A-Ma a donné son nom à la ville : A-Ma-Gao signifiant « baie de A-Ma », celle-ci étant la déesse de la mer, aussi appelée Tin-Hau en cantonnais. Il s’agit du plus vieux temple de la ville, en fait une succession de temples à flanc de colline (avec force spirales d’encens se consumant dans les temples et à l’extérieur, et des inscriptions gravées un peu partout dans la roche).

Les ruines de l’église Saint-Paul. Il ne reste que la façade, l’église ayant brûlée une première fois en 1595 (15 ans après sa construction), puis en 1601. Elle a été reconstruite en 1602 (et achevée seulement vers 1640, la façade date de cette époque), puis a brûlé une troisième fois en 1835. C’est le monument le plus visité de Macao, et il suffit de voir les flots de touristes pour en être convaincu.

Juste derrière les ruines, un petit temple adossé aux restes de la muraille qui entourait autrefois la ville, et, à quelques centaines de mètres, la Fortaleza do Monte, c’est à dire la vaste place forte construite au début du 17ème siècle pour protéger la ville. Entourée de jardins, c’est l’endroit idéal pour échapper un peu aux touristes. Aujourd’hui, les canons de la forteresse ne pointent plus que sur les casinos de la ville.

Pour nous rendre aux jardins de Luis de Camoes, nous avons emprunté un vélo-taxi. Dans un premier temps, j’ai eu un peu honte d’être assis à l’arrière tandis que notre chauffeur, qui de toute évidence avait dépassé l’âge de la retraite, pédalait pour véhiculer les touristes. Puis dans un second temps, j’ai eu un peu peur lorsque je l’ai vu engager le vélo-taxi sur la nationale du bord de mer. Finalement, la course nous a coûter le double du prix d’un taxi et nous a surtout permis de respirer les gaz d’échappement des bus. Et la visite des jardins n’était pas indispensable.