Tout un ensemble de temple -labyrinthe serait plus juste- (dés)organisé autour du plus grand temple de la ville, celui qui abrite le gigantesque et célèbre « Bouddha couché », c’est à dire une statue de 15 mètres de haut et 46 de long entièrement dorée.

Il y a beaucoup moins de touristes qu’au Grand Palais, la multitudes de petits temples offre ombre et fraîcheur relative, finalement cela s’avère beaucoup plus agréable et non moins intéressant que la première visite. Les nombreux temples sont comme il se doit recouverts de mosaïque et de miroirs, totalement surchargés de décorations colorées, et offrent quelques surprises : des galeries où s’aligner d’interminables rangées de statues de bouddha, des fresques… il y a même une authentique école de massage à l’entrée.

Autre curiosité : le tintement omniprésent dans le temple du bouddha couché. Etrange, ressemblant au bruit que produiraient des centaines de gouttes de métal en percutant le toit du temple. En fait, il faut attendre la sortie pour comprendre de quoi il s’agit : sur le dernier mur sont alignées des dizaines de pots en métal, dans lesquels les visiteurs laissent tomber en passant de petites pièces de monnaie. Le son de cette incessante pluie de métal se réverbère et l’on dirait qu’il pleut du métal sur le plafond du temple. Par contre, en ce qui concerne les photographies, autant le dire, on est très loin de la philosophie du Bouddha : c’est la guerre entre touristes !