La salle d’armes et la visite du Palacio Real

Posted on 21 août 2017

Dans ce très vaste palais (le plus grand d’Europe juste après le Louvre), qui est toujours la résidence officielle du Roi d’Espagne (bien que dans les faits, il ne serve que lors des réceptions officielles), seules quelques pièces -les plus significatives- sont ouvertes à la visite.

En déambulant dans ces vastes espaces, meublés pour certains (« no fotografia, por favor »), on note un goût certain pour le mélange des couleurs. Que ce soit au niveau des sols en pierre, des encadrements de porte et des soubassements en marbre ou des murs, pas une salle qui ne mélange 4 ou 5 couleurs, pas toujours dans des goûts « modernes » (sols en losanges oranges et beiges, murs jaunes et marrons, portes vertes : c’est possible). Seules les salles à la décoration plus récente sont plus sobres.

A noter la salle des porcelaines, dont les murs et le plafond sont intégralement recouverts de… porcelaine ; La chambre de Charles III, ses murs et son plafond couverts de « chinoiseries » (absolument et totalement surchargé) ; La Chapelle Royale, de belles proportions et complètement intégrée au palais ; La salle de banquet et sa (très) longue table, capable d’accueillir une bonne cinquantaine de convives (et pourtant la table est loin d’occuper toute la longueur de la salle à manger) ; La salle des stradivarius, qui comme son nom l’indique contient 4 violons du 17ème siècle issus de l’atelier du célèbre luthier ; La salle de la couronne, qui contient la couronne et le sceptre royal ainsi qu’une très intéressante « table des sphinxs », d’origine française, en marqueterie de pierre. Et bien sur, la salle du trône.

Ça n’est indiqué nulle part, mais dans la petite antichambre ou attendent les invités avant de pénétrer dans la salle du trône, j’ai trouvé un peu étrange la présence de ce grand miroir occupant presque tout un mur. Je suis prêt à prendre le pari qu’il s’agit d’un miroir sans teint, c’est la seule raison qui peut justifier son positionnement bizarre.

Comme j’ai joué le jeu (moi -suivez mon regard…) et n’ai pris aucune photo à l’intérieur des salles, j’illustre cet article comme je peux !

Mais le plus intéressant, à mon avis, est la visite de l’armurerie royale, qui a elle seule justifie le voyage à Madrid si l’on s’intéresse aux armures médiévales.

Il s’agit de la collection d’armures et d’armes personnelles des rois d’Espagne, et c’est très, très impressionnant. Déjà, il y en a beaucoup, et la quasi totalité sont dans un état impeccable malgré les siècles. Les armes et armures de guerre sont clairement d’une qualité irréprochable. A la minutie avec laquelle sont assemblées les pièces d’armure (des gantelets notamment), on se rend compte que c’était ce qui se faisait de mieux à l’époque (et que Charles Quint aimait les armures).

Plus impressionnantes encore sont les armures d’apparat. Décorées avec une finesse incroyable, certaines valaient une fortune. L’une des plus travaillées à coûté 3000 ducats d’or, soit 3 fois le prix normal d’une armure de grande qualité, d’après les indications. Dommage que l’on ne sache pas à quoi correspond une telle somme. J’ai effectué de rapides recherches : il semble que le ducat d’or espagnol pesait environ 3 grammes et demi. Cette armure d’apparat à donc coûté plus de 10 kilos d’or !

Enfin, l’armurerie présente également plusieurs « bardes », c’est à dire les armures dont étaient équipés les chevaux de combat. Ces armures sont présentées en situation, sur des mannequins de chevaux, avec cavalier également en armure. On imagine sans peine ce que devaient éprouvé les fantassins lorsqu’une ligne de chevaux transformés en « tanks » et surmontés de chevaliers aux armures rutilantes s’élançait dans leur direction.

Dommage qu’il ne soit pas autorisé de prendre des photos (et le personnel du Palais Royal veille au grain), l’armurerie royale est vraiment une visite incontournable. J’aurais bien passé la journée entière dans ces salles à lire les détails et l’histoire des armes et armures.

 

Palacio Real (le Palais Royal)

Posted on 21 août 2017

Visite incontournable : le Palais Royal. Bonne surprise, il y a relativement peu de monde, probablement parce que nous sommes arrivés plus tôt que la majorité des touristes. Ou alors parce que le palais est très vaste.

Depuis la cour d’entrée, le palais semble moins massif et plus élégant que depuis l’extérieur. C’est aussi l’un des rares points de vue sur la façade de la cathédrale de la Almudena.

La statue équestre de Felipe IV (Philippe IV)

Posted on 21 août 2017

La statue est située sur la Plaza de Oriente (la place de l’Orient), juste devant le Palais Royal. Réalisée au 17ème siècle, c’est la première statue à représenter un cheval cabré, prouesse technique qui a nécessité les conseils techniques de Galilée. En effet, afin que l’équilibre de la statue ne soit pas compromis malgré la position très audacieuse du cheval et de son cavalier, l’arrière de celle-ci est beaucoup plus lourd que la partie avant, de sorte que le centre de gravité se trouve déplacé vers les jambes arrières. Par ailleurs, la longue queue du cheval permet également de l’arrimer discrètement à son socle.

Le Temple de Debod (pas de chance, bis)

Posted on 21 août 2017

Le Temple de Debod est un authentique temple égyptien datant de 200 avant JC, donné par l’Egypte à l’Espagne en 1968, en remerciement du travail effectué par celle-ci pour sauver le temple d’Abou-Simbel de la montée des eaux provoquée par la construction du barrage d’Assouan. C’est le seul temple égyptien hors d’Egypte.

Pas de chance, il est fermé à la visite (pour un bon moment, selon toute vraisemblance). Le gardien indique que suite à un problème de (re)construction, le temple menace de s’effondrer. Nous n’en verrons donc que l’extérieur. Décidément, ce n’est pas une bonne journée pour les visites !

 

Pas de chance

Posted on 21 août 2017

Sous un soleil de plomb, nous décidons d’emprunter le téléphérique afin de rejoindre le vaste parc de Casa de Campo, situé à l’ouest de Madrid et, si j’ai bonne mémoire, s’étendant sur 1200 hectares. Plongée dans les années 70…

Le téléphérique, mis en service en 1969, doit être le moins haut du monde, puisqu’il ne s’éloigne jamais de plus de 40 mètres du sol. A l’arrivée, mis à part le vaste parc a la végétation brûlée par le soleil et ses sentiers écrasés de chaleur, il n’y a rien. Rien, sauf un snack et un point de vue « imprenable » sur Madrid.

En premier lieu, la pancarte qui illustre le point de vue fait pitié. Aïe, premier indice. En plus, aujourd’hui, le voile atmosphérique est terrible, et tout ce qui est situé à plus de 100 mètres de distance est noyé dans une soupe jaunâtre et lumineuse. Les photos seront exécrables. En second lieu, le snack situé à l’arrivée du téléphérique est le seul dans un vaste périmètre et réussi l’exploit à la fois de présenter sur la carte des photos de la bouffe qui donnent envie d’appeler immédiatement le centre antipoison, et d’employer du personnel dont absolument tous les membres doivent être dépressifs, à voire la tête qu’ils font.

Bon, en fait, dans les alentours, il y a aussi un petit parc d’attraction, et le téléphérique est le moyen le plus simple pour s’y rendre depuis le centre ville. Si on aime les attractions. Les vieilles attractions.

teleferico de Madrid

Bref, après quelques photos ratées, nous décidons rapidement de reprendre le chemin inverse et de retourner vers le centre ville. Téléphérique de Madrid : sortie à éviter.

Pour terminer la soirée

Posted on 20 août 2017

Dîner place de Santa Ana, ou nous nous méprenons sur le sens du mot « racion » en pensant qu’il s’agit d’un plat léger pour une personne, alors qu’il s’agit en fait d’un plat copieux à partager.

Avec les tapas également commandés en guise d’entrée, le serveur à la gentillesse de revenir nous voir pour nous dire que ça va vraiment faire beaucoup et nous suggérer d’annuler une partie de la commande.

Madrid 2017-08-18 - 1

Joueurs d’accordéon et de pipeau, chanteurs de rue, vendeurs de fleurs, massages des pieds (puis du cuir chevelu du client suivant, beurk !), c’est un bazar perpétuel sur la place !

Chose faite, mais même ce qui restait de la commande, ça a effectivement fait beaucoup ! (C’est bon, j’ai ma dose de « queso » pour le reste du séjour).

Promenade nocturne et digestive indispensable, du côté de la Plaza de la Villa (ancienne mairie de Madrid et bâtiments datant du moyen-âge, parmi les plus anciens de la ville, parfaitement conservés), puis du côté du Palais Royal (Palacio Real), qu’il faudra revenir visiter.

C’est vraiment un bâtiment imposant : effet de perspective et déformation terribles avec un objectif inadapté.